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5 choses sur l’accouchement et le post partum que je ne savais pas

Après mon article sur les symptômes inattendus de ma grossesse, je vous avais promis un article tout aussi transparent sur l’accouchement et le post partum. Evidemment je ne raconte que ma propre expérience, je ne dis pas que vous allez passer par là ! Mais dans mon cas, je pense que j’aurais aimé avoir une idée de ces trucs là avant pour mieux les vivre.

1.Le déclenchement, c’est dur dur

Mon souhait le plus cher était un accouchement physiologique, sans péridurale. Malheureusement, bébé ne se décidait pas à venir, et à J+4 j’ai accepté un déclenchement. On m’a mis un tampon de prostaglandines. Je m’attendais à ce que ça dure longtemps, mais en fait non.

Quelques heures plus tard, le produit a commencé à agir, j’ai ressenti la première contraction douloureuse, encore supportable. La deuxième, à peine 5 minutes après, l’était déjà beaucoup moins ! Les contractions se sont très très vite rapprochées et ont de suite été très douloureuses, alors qu’en plus j’étais seule en chambre, à cause du covid… Je devais redescendre une fois dilatée à 3 et le papa pourrait me rejoindre, on était censé avoir tout notre temps. Gloups.

J’ai vraiment tout tenté des techniques apprises, rien n’y faisait ! La chaleur de la bouillotte, le ballon, me suspendre à une poignée de porte, honnêtement je me tordais de douleur sur le lit, essayant vainement de respirer calmement ou de vocaliser mais tout finissait en plaintes qui s’entendaient du couloir… j’ai donc évidemment demandé la péridurale qui m’a heureusement été posée rapidement.

Le papa est arrivée, 10 min après la péridurale a commencé à agir, et 20 min encore après bébé est arrivé, moins de 3h après la première contraction douloureuse et en à peine 3 poussées.

2. Malgré toute la volonté et un projet de naissance, on ne lutte pas contre le corps médical en pleine douleur

Dans mon projet de naissance, j’avais écrit qu’en cas de péridurale, je souhaitais accoucher couchée sur le côté (plus physiologique que sur le dos). Ça m’a été refusé mais encore dans la douleur (ou shootée par la péri avec 9 de tension, je ne sais plus) je n’avais ni la force de demander pourquoi ni d’insister.

Va pour un accouchement sur le dos, donc… J’avais vu (vidéos de Bernadette de Gasquet) que sur le dos, il fallait a minima serrer les genoux pour bien ouvrir le bassin, position que j’ai donc prise, mais on m’a forcé à ouvrir les genoux, position gynécologique vraiment de base… j’étais dégoûtée mais trop intimidée et au bout de ma vie pour lutter…

3. Les déchirures, ce n’est pas qu’au périnée postérieur…

Car oui, déchirure il y a eu. Lié à l’accouchement trop rapide, à la position pas physiologique sûrement, et puis ça serait peut-être arrivé quand même dans d’autres conditions, on ne saura jamais.

Toujours est-il que consciente des risques de déchirure au périnée, et ne souhaitant pas d’épisiotomie, j’avais consciencieusement massé mon périnée chaque jour pendant les 6 dernières semaines je crois (au début un jour sur deux puis tous les jours).

Bien m’en a pris ? En tout cas, cela n’a pas du tout déchiré de ce côté !

Sauf que ça a déchiré au niveau du vagin et de la petite lèvre, en direction du méat urinaire. Déchirure de 2ème degré quand même.

Et je n’avais pas du tout conscience que c’était possible de ce côté là ! Et je crois que ça m’aurait fait du bien qu’on m’en parle avant. Parce que là, surtout en tâtant la zone, affreusement gonflée par l’oedeme encore des semaines après, mais resserrée au niveau des cicatrices, j’avais l’impression que toute mon intimité était déformée et que rien n’allait plus jamais être comme avant.

Honnêtement, ça m’a vraiment travaillée, ma sage-femme par la suite m’a un peu rassurée, me disant que tout était normal et que cette zone cicatrisait toujours très bien, mais ce n’est que plusieurs semaines plus tard que je me suis sentie mieux.

Et en effet, ce n’est drastiquement différent d’avant, les sensations sont là, et il n’y a pas de douleurs particulières. Ouf. M’enfin quand-même c’est perturbant.

4. Après l’accouchement, le périnée peut être gonflé

Il l’est même très souvent apparemment, après le choc du passage du bébé. Surtout quand ça a été rapide comme dans mon cas, et qu’on ne m’a pas permis de prendre la position physiologique. Bref, toute la zone était ultra endolorie, et comme en « chou fleur ». Rien d’insupportable, mais franchement surprenant et assez douloureux quand-même !

5. Les fils résorbables qui ne se résorbent pas, ça démange mortellement !

Qui a inventé les fils soit-disant résorbables, censés économiser un rendez-vous ? Figurez-vous qu’ils ne ce sont pas résorbés (apparemment c’est plus la règle que l’exception), ce qui fait que ma peau a commencé à se reformer autour des fils, mon corps voulait les rejeter, résultat ça s’est enflammé…. et c’était à la fois gonflé et ça grattait terriblement !! Evidemment ça a commencé un soir vers 21h… c’était réellement insupportable. Heureusement, internet m’a sauvée, ainsi que ma trousse à pharmacie naturelle… Un peu d’huile essentielle de lavande dans de l’huile végétale, et la démangeaison s’est calmée (temporairement).

Il a quand même fallu que la sage-femme retire les fils 2 jours plus tard car ils ne tombaient pas, et ça a tiré vu que la peau était avec.

Voilà pour mes quelques mésaventures inattendues, j’espère ne pas vous avoir effrayée, mais plus préparée mentalement ! Pensez à la lavande, pensez que tout va passer et que tout va bien aller !

Honnêtement à part ça, mon accouchement s’est globalement bien passé, il n’y a pas eu besoin d’instruments ou d’épisio, et bébé est arrivé en plein forme. Seulement, c’est certainement lié mais il n’était apparemment pas prêt à sortir, et du coup depuis la naissance la séparation est particulièrement difficile ! Je ferai sans doute prochainement un billet sur mes découvertes de jeune maman 🙂

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