Avr 092016
 

Ma mère m’a toujours dit « Quand on n’a pas de tête, on a des jambes ». Non seulement cette phrase était particulièrement appropriée mercredi dernier, mais elle était même bien en-deça de la réalité. Miss catastrophe ? Oui, c’est bien moi. Plus tête en l’air et maladroite, tu meurs.

Attention : ne tentez pas de renouveler cette expérience par vous-même, il pourrait vous en coûter. 

En effet mercredi, je devais débarrasser mon appartement pour la vente. Globalement, il ne restait pas grand chose à faire :

  • Deux suspensions à démonter
  • Rassembler toutes les clés de l’appartement à donner à l’acquéreur vendredi
  • Une table, deux chaises, un aspirateur à embarquer dans ma voiture et mettre de côté pour mon projet
  • Des choses moisies à la cave, à mettre aux encombrants.

J’avais bien planifié ma journée : le matin, je pars tôt en voiture, je retire les luminaires, je laisse la voiture près de chez moi et file en métro en repérages-projet dans Paris. Je déjeune avec mon ancien presta, je refais des repérages l’après-midi, puis je retrouve mon ami à l’appartement le soir pour charger ma voiture et mettre les encombrants sur le trottoir. Ce devait donc être une simple formalité.

Si seulement. En vérité ? La journée n’a pas ressemblé à ça un seul instant !

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Déjà, grosse insomnie nocturne. Du coup, je me lève à 9h, et pars de Massy seulement à 10h. Dans le genre tôt, on fait mieux. Bon, passons, cela ne devrait pas trop perturber le programme. J’arrive et me gare sans encombres au Kremlin-Bicêtre, puis me rends à l’appartement. Je prends mon courrier (oui, j’ai beau avoir fait suivre à la poste, j’en reçois autant là bas qu’au nouvel appartement…) et surtout, je récupère dans la boîte la dernière clé qu’avait encore mon voisin. Jusque là, ça roule. Mais voilà, j’arrive et je me rends compte que j’ai oublié d’embarquer les tournevis !! Impossible de démonter les luminaires. Je me maudis 2 secondes, puis sonne chez la gardienne. Personne. Je me re-maudis, je la maudis au passage, puis appelle mon miraculeux voisin (le même qui m’a rendu la clé). Il n’est pas là mais il arrive dans 15 minutes et me prêtera le nécessaire. Ouf. Première galère évitée, merci mon voisin.

En attendant, je m’occupe en rassemblant les diverses clés de l’appartement sur un même trousseau, notamment celle que m’a rendu le voisin, et je pose le tout sagement dans la cuisine. Ne trouvant plus ma clé de voiture sur laquelle est accrochée la dernière clé de l’appartement, je réfléchis, me dis qu’elle est peut-être restée sur une porte de la voiture (j’en suis capable). Je vais donc à la voiture. La voiture est restée ouverte (hum) mais pas de trace de clé. Je rentre donc à l’appartement, mais ARGGGGH je me suis enfermée dehors, et TOUTES les clés sont à l’intérieur ! Et le voisin n’en a plus. Et voilà, la catastrophe arrivée au pire moment. Je me vois déjà n’arrivant pas à récupérer mes clés avant la vente et devant donc la décaler… ou dépenser 150€ en serrurier… En plus, mon téléphone n’est pas dans mon sac à mains, j’ai dû l’oublier dedans aussi ! Mon cœur bat à 150, je flippe à mort. J’ai vraiment envie de hurler « Maman!!! » (ça ne servirait à rien, elle est au Mexique, et de toute façon elle n’a pas de clé…)… Je vide mon sac à mains en vain. Heureusement, mon téléphone est en fait dans la poche arrière de mon jean (ouf) c’est déjà ça. Je sors de l’immeuble, commençant à chercher sur mon téléphone le serrurier le plus proche. Quand vient l’illumination (et l’Espoir !). L’agence immobilière doit avoir une clé !! Ouf, l’agence est à 200m et 5 minutes plus tard, confirmation, l’agence m’a sauvée. Alleluia.

Je retourne chez moi, (en gardant cette fois une clé en poche) mais ne trouve toujours pas mes clés de voiture. Mon voisin m’ayant prêté ses tournevis, je me dis que je vais commencer par retirer les deux suspensions pour pouvoir lui rendre ses outils, puis chercher ensuite mes clés à tête un peu plus reposée, une fois la tension redescendue. Au moins, là, tout roule. Je retire les suspensions, je remets les vieilles douilles soigneusement conservées et leurs ampoules, tout marche, je ne suis pas tombée de l’escabeau… Enfin une consolation !

Quand je termine, il est presque midi, et je dois partir au plus tard à 12H10 pour être à mon rdv de dej dans paris. Je fouille à nouveau partout, cuisine, sac à mains, veste, poubelles, j’ai TOUT retourné au moins deux fois. Impossible de remettre la main sur mes clés de voiture. Je dois me résoudre à annuler mon déjeuner pour pouvoir faire l’aller-retour en bus et RER et récupérer le double de clé de voiture chez moi… que je savais heureusement exactement localiser dans l’appartement.

Je croise les doigts pour qu’on ne pique rien dans la voiture (mais je laisse tout dedans – à savoir principalement l’autoradio – ça c’est tout moi, m’enfin c’était le moindre de mes soucis). Je monte dans le bus, dans le RER, je rentre, ouf la clé est bien où elle devait être. J’avale 3 cuillères de petits pois, je bois un peu, je choppe une pomme et je repars en sens inverse. Plus sereine déjà, avec ma clé de voiture.

En chemin, sms miraculeux : mon voisin (oui oui, toujours le même) à retrouvé mes clés de voiture au dessus des boîtes aux lettres de l’immeuble… J’ai dû poser le trousseau là quand, en prenant mon courrier, j’ai fait tomber un truc par terre et ai voulu le ramasser…

C’est donc impatiente d’arriver mais rassurée que j’ai poursuivi mon chemin. RER, puis bus à nouveau. En passant à ma voiture, (restée là, avec tout à l’intérieur), je la ferme à clé avant de me rendre à l’appartement. J’ai donc perdu au moins 2h30 à faire un aller-retour chez moi… Heureusement que mes jambes fonctionnent. Si depuis le début je n’avais pas égaré les clés de voiture sur les boites aux lettres, je ne me serais pas enfermée dehors (je les pensais dans ma poche) et je n’aurais pas dû faire cet aller-retour. Mais avec des « si »…

Les péripéties de la journée étaient terminées, j’ai pu ensuite me rendre à Emmaüs avec une voiture bien pleine, ravie de donner, puis commencer à sortir tous les encombrants (là aussi des gens se sont servis, tant mieux), charger mes meubles dans la voiture puis patienter jusqu’à l’arrivée de mon homme pour sortir le dernier encombrant.

Que d’émotions en une seule journée.

La dernière fois que je m’étais enfermée dehors ? Un jour où mon frère venait m’aider à emménager sur Paris, alors que j’étais encore étudiante. On rentrait de week-end et avant de pouvoir m’aider il venait de laisser sa valise chez moi… Et moi j’avais bien attrapé le trousseau de clés avant de sortir, mais c’était le trousseau de clés de voitures !! Heureusement, cette histoire là a plus de 10 ans et je ne renouvelle pas cette galère tous les jours ! (nan mais je choisis pile les jours où il ne faut surtout pas se retrouver bloqué… je pense que le « stress-excitation » du moment me fait faire des bourdes). Là je suis vaccinée pour au moins un siècle !

J’espère que mon article-fleuve vous aura au moins fait rire, et que vous serez encore plus prudent quand vous avez des choses importantes à faire 😉

  2 Responses to “{Epique} Ou comment transformer une simple formalité en castastrophe”

  1. Ah oui je rigole !
    Y’a des jours où la tête est trop encombrée !

    Bon week-end… au calme ?
    Samantha

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